Développement professionnel

Les 11 conseils qui amélioreront votre capacité à parler en public

Par Patrick Dubuisson , le mardi, 25 octobre 2022, 19h01 - 10 minutes de lecture
Les 11 conseils qui amélioreront votre capacité à parler en public

Qu’il s’agisse d’apporter une contribution lors d’une réunion d’équipe ou de poser une question lors d’un stand-up, nous sommes tous amenés à prendre la parole en public de temps en temps.

Qu’est-ce que l’art oratoire ?

L’ère de la prise de parole en public (avec les cartons de repères et les auditoriums remplis de gens) appartient peut-être à une époque révolue. L’art oratoire a-t-il donc sa place dans nos espaces de travail plus virtuels, avec des réunions agiles et des équipes géographiquement éloignées ?
Quel que soit votre parcours professionnel, la plupart des employés seront appelés à un moment ou à un autre à présenter, à former ou à diriger – ce qui implique de parler en public.
Et si vous êtes un testeur de logiciels de back-office et que vous pensez être épargné par les projecteurs au travail, attendez un peu. Il y a toujours le discours du témoin, le 21e anniversaire de votre fille ou le pot de départ à la retraite à préparer !
Ce qui a changé dans le domaine moderne de la prise de parole en public, c’est la façon de faire et le défi d’attirer l’attention d’un public. Aujourd’hui, le public est détourné par les e-mails, les médias sociaux ou la liste des choses à faire de la journée. Cela explique pourquoi des formats tels que les TED Talks (20 minutes d’extraits sonores) et les présentations Pechakucha (20 diapositives en 20 minutes) sont si populaires. Ils fournissent la gratification instantanée que nos courtes durées d’attention désirent.
La vérité est que le domaine de l’art oratoire est devenu beaucoup plus compétitif. Il est devenu plus difficile d’attirer un public et de retenir son attention.

7 éléments de l’art oratoire

À la base, pour qu’une prise de parole en public soit efficace, sept éléments doivent être pris en compte :
1. L’orateur
C’est vous, bien sûr ! L’un des inconvénients de la technologie est que dès que nous prononçons le mot « présentation », tout le monde sort son jeu de diapositives. Mais Powerpoint n’est pas le contenu – c’est vous.
2. Le message
Une collègue coach m’a un jour mis au défi en déclarant : « Si vous ne pouvez pas le définir en une seule phrase, c’est qu’il n’est pas assez clair ». Elle avait raison. Bien que la prise de parole en public contienne souvent de nombreux messages, vous devez être clair dès le départ sur le sujet qui les englobe tous. Que voulez-vous que votre public retire de votre temps de parole ?
3. Le public
C’est l’élément le plus vital (après vous, bien sûr). Faites une étude préalable du public pour déterminer s’il existe un « type » de public commun. Cela vous aidera à adapter votre message. Par exemple, s’adresser à de jeunes employés potentiels nécessite une approche bien différente de celle d’un discours de positionnement destiné à un conseil d’administration de clients adultes.
4. Le canal
Dans le coaching de présentation du passé, nous nous concentrions sur le langage corporel et les signaux non verbaux. L’objectif était de s’assurer que ce que nous disions correspondait à ce que notre corps disait. Aujourd’hui, nous nous réunissons souvent virtuellement ou nous présentons depuis une position assise. Le défi consiste alors à laisser notre ton, notre hauteur, notre volume et nos gestes faciaux raconter l’histoire de notre présentation.
Lorsque nous sommes physiquement présents, notre posture et nos gestes s’ajoutent au mélange. Les aides visuelles peuvent également faire partie du mélange. Ils doivent compléter le message, et non le dominer.
5. Retour d’information
La communication n’a pas eu lieu tant que la boucle de rétroaction n’a pas été complétée. Le retour d’information peut être évalué par les questions que l’on reçoit ou peut-être par une conversation secondaire avec un membre de l’auditoire après la session.
Les indices non verbaux, cependant, sont présents dès le début d’une présentation. Qu’il s’agisse du contact visuel d’un membre de l’auditoire, du remuement de son siège ou du froncement de sourcils d’un membre de l’auditoire, un auditoire en personne est riche en feedback au moment même.
6. Bruit
La température, l’éclairage, les sons ou une mauvaise acoustique sont autant de bruits extérieurs à notre environnement de parole. J’ai souvent été distrait par la sonnerie d’un téléphone portable, par quelqu’un qui faisait défiler ses e-mails ou par une installation de conférence qui ne me permettait pas de voir les yeux de mon auditoire.
Le bruit interne, quant à lui, fait référence à un message confus ou à un manque de clarté dans ce que l’orateur essaie de transmettre.
7. Placez
Lorsque vous vous préparez à faire une présentation ou une proposition à fort enjeu, il est toujours conseillé de repérer les lieux à l’avance afin d’assurer un positionnement et un confort optimaux. Il est toujours éprouvant de rencontrer un projecteur de données sans les connexions nécessaires ou un système audio qui ne prend pas en charge la vidéo que vous souhaitiez diffuser, et ce n’est pas drôle de le découvrir juste avant une présentation.

La peur de parler en public

Pour la plupart des gens, après la visite chez le dentiste, leur plus grande peur est de parler en public. La « glossophobie », comme on l’appelle officiellement, a probablement touché la plupart d’entre nous à un moment ou à un autre de notre vie. Vous connaissez peut-être l’expérience de :

  • Paumes de mains moites
  • Un cœur qui bat vite
  • Une bouche sèche ou « collante », comme on l’appelle souvent.
  • Un gel ou une « occultation » des pensées
  • Tremblements
  • Nausées ou maux d’estomac

Au fil des ans, j’ai entendu de nombreuses suggestions pour combattre le trac, qu’il s’agisse d’imaginer son public nu (franchement, cela m’effraie !) ou de prendre la pose, comme l’a fait Amy Cuddy.
Voici quelques conseils que j’ai trouvés utiles :
1. La préparation est la clé
Une préparation minutieuse et la connaissance de votre contenu vous permettent d’être plus confiant. Le fait d’essayer votre présentation devant le miroir, votre chat et/ou un membre du public vous permet de vous sentir mieux préparé et plus sûr de vous.
2. Utilisez votre adrénaline
Aucun athlète n’est capable de donner le meilleur de lui-même sans une bonne dose d’adrénaline. Accueillez le frémissement des papillons dans votre estomac ou le léger tremblement de vos mains en sachant que votre corps vous fournit ce dont il a besoin pour être à la hauteur de vos performances.
3. Les gens, les gens, les gens
Brené Brown encourage les orateurs nerveux à se rappeler que les membres du public ne sont que des personnes. « Parler est un acte vulnérable », explique Brené Brown. « C’est un acte vulnérable que de se lever et d’être entendu, quelle que soit la confiance que vous avez en vous. C’est vous, là-haut, à l’avant de la salle, ou sur la scène, ou partout ailleurs où vous faites entendre votre voix. »
4. Utilisez le pouvoir de votre respiration
Que vous soyez un gourou de la méditation, ou que vous fassiez simplement usage de 3 respirations profondes, respirez. C’est notre mécanisme intégré pour calmer le corps, centrer nos pensées et réduire notre taux de cortisol (stress). De nombreuses études ont prouvé les bienfaits de cette simple pratique dans votre préparation.

Comment améliorer votre capacité à parler en public

1. Quel est l’intérêt pour eux ?
Comme tout responsable du développement commercial vous y encouragera, commencez par votre public. Quel est l’intérêt pour eux ? Pourquoi devrait-il vous écouter et consacrer son temps précieux à autre chose ?
Cela s’applique que vous fassiez une présentation lors d’une réunion hebdomadaire, que vous fournissiez un retour d’information à un rapport ou que vous plaidiez pour une promotion auprès de votre patron. Il est essentiel de les inciter à vous écouter. En vous connectant aux intérêts de votre public, vous établissez un rapport et une relation.
2. Exploitez le pouvoir de l’histoire
Nous avons tous assisté à l’une de ces présentations mortellement ennuyeuses, basées sur des données, où les graphiques sont projetés les uns après les autres. Aussi formelle que soit votre présentation, cherchez toujours une anecdote ou un exemple pertinent pour lui donner vie. Même une courte dose d’humour peut rompre la monotonie d’un discours sur le budget ou d’une formation sur la conformité.
3. Entraînement à sec, entraînement à sec, entraînement à sec
Aussi connu sous le nom de pratique, pratique, pratique. C’est souvent là que je vois d’excellentes présentations dérailler au dernier moment. Veillez à ne pas passer tellement de temps à embellir les diapositives (ou, Dieu vous en garde, à en ajouter) que vous oubliez de vous entraîner à ce que vous allez dire.
4. Faites un enregistrement
De nos jours, que vous installiez votre téléphone portable sur un trépied ou que vous fassiez simplement un enregistrement Zoom d’une réunion de répétition, vous avez facilement accès à la possibilité de vous regarder présenter. Il faut être courageux pour visionner sa propre performance et évaluer de façon critique ses habitudes. Cependant, c’est un outil accessible et puissant pour apporter quelques corrections rapides et puissantes.
5. Moins, c’est plus
Ce vieux cliché est vrai : moins il y a de diapositives et moins il y a de texte, mieux c’est. Si vous devez utiliser des diapositives, optez pour de nombreuses images, des espaces blancs et des légendes afin de ne pas submerger votre public. Le contenu réside dans ce que vous avez à dire et dans la manière dont vous le dites.
6. Le pouvoir de la pause
En général, la plupart d’entre nous accélèrent lorsqu’ils font une présentation en public. L’effort de visionner des diapositives et d’écouter simultanément des commentaires peut être épuisant s’il est effectué à un rythme rapide. Donnez à votre public (et à vous-même) le temps de réfléchir après un point clé ou simplement de faire une pause pour faire de l’effet.
7. Faites-vous coacher
Que vous choisissiez de suivre un cours collectif d’art oratoire ou de bénéficier d’un coaching individuel, il existe une multitude de personnes compétentes pour vous aider à progresser en tant qu’orateur. Souffrir seul ne fait qu’accroître l’anxiété et vous empêche d’obtenir le retour d’information dont nous avons tous besoin pour améliorer notre jeu.
Beaucoup de ceux que je coache souffrent du jugement de leur critique intérieur. La meilleure façon d’équilibrer une critique intérieure sévère est de faire appel à une voix extérieure objective et encourageante qui vous donne les moyens d’agir et vous équipe.

Appropriez-vous votre voix authentique

Après avoir suivi tous ces conseils et pratiques, il est vraiment important de faire ressortir votre personnalité authentique. Cela peut se faire au début de votre présentation en avouant que vous êtes quelque peu anxieux, ou à la fin de votre présentation en racontant une histoire personnelle que vous avez choisi de partager.
Pourquoi l’authenticité est-elle si importante ? N’oubliez pas que nous vivons à une époque de distraction et d’information. Lorsqu’il suffit de passer cinq minutes sur « Dr. Google » pour trouver quelque chose, pourquoi devrions-nous vous écouter ?
Malgré notre rythme effréné et notre surcharge d’informations, nous sommes toujours attirés par une marque authentique. Un message personnalisé et une présence authentique donnent vie aux diapositives et aux histoires. C’est ce qui élève la prise de parole en public au rang d’art.

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Patrick Dubuisson

Je suis un professionnel du recrutement, qui partage sa vie entre sa famille, son boulot, et surtout son boulot.  J'ai 42 ans, toutes mes dents, un labrador, un pavillon de banlieue dans les Yvelines, une femme, deux enfants, un break et je passe des vacances au Touquet tous les ans, quand je ne vais pas chasser l'ours au bord du lac Baïkal ou boire de la vodka avec Nicolas. J'aime la course à pied, le squash, le tennis, le mikado, la vodka et la roulette.

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