La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) : définition, avantages pour l’entreprise, conditions de mise en place…

Dans un environnement mouvant, il est important pour chaque entreprise d’anticiper les évolution de son marché et de mettre en place des outils pour faire face aux futurs changements. Pour adapter ses ressources humaines à cette dynamique, elle doit, entre autres solutions, mettre en place une démarche de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC). Découvrez dans cet article les avantages de cette approche ainsi que les clés pour réussir sa mise en place.

L’essentiel à savoir sur la Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences

Selon le ministère du Travail français, « la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est un processus d’adaptation prospective des emplois, des compétences et des effectifs de l’entreprise aux évolutions prévisibles de son environnement économique, social, juridique ou technologique ». Autrement dit, la GPEC est un outil de la gestion des ressources humaines qui consiste à étudier les besoins futurs de l’entreprises en termes de métiers et de compétences et à mettre en oeuvre les moyens (formation, recrutement, évolution des postes…) pour s’adapter aux évolutions prévues.

La GPEC est d’une importance capitale dans la vie d’une entreprise. Il s’agit d’une démarche qui permet de déterminer comment disposer des bonnes compétences au bon moment et au bon endroit pour permettre la mise en œuvre d’une stratégie long terme. La GPEC a aussi pour objectif d’amener les collaborateurs de l’entreprise à adhérer à une vision, de les motiver et à donner une dynamique globale au projet d’entreprise.

Les avantages de la mise en œuvre de la GPEC

La GPEC est un dispositif qui présente des avantages sur plusieurs plans.

Sur le plan humain

En matière de gestion des ressources humaines, le procédé rend possible l’adaptation des emplois dans l’entreprise aux différents changements de son environnement (évolution législatives, évolution technologiques, concurrence, besoins clients…) et à sa stratégie. Il permet aussi de trouver de nouveaux moyens pour fidéliser les compétences clés de la structure, pour favoriser la mobilité en interne, pour encourager et redynamiser les employés à travers la valorisation de leurs compétences et l’accompagnement aux projets professionnels. Enfin, la GPEC permet d’anticiper les problèmes internes liés à la pyramide des âges et d’optimiser ainsi les recrutements.

Sur le plan organisationnel

La mise en œuvre d’une démarche GPEC facilite la transmission des connaissances et compétences afin d’assurer la relève. De même, elle améliore la gestion des effectifs de la structure en adaptant les recrutements aux prévisions d’évolution des compétences.

Sur le plan économique

Quant aux enjeux économiques au sein de l’entreprise, la GPEC permet d’assurer la pérennité économique de l’entreprise sur le long terme en anticipant ses besoins en compétences et en recrutement. Son positionnement sera, par la même occasion, mieux redéfini sur le marché. Par ailleurs, le dispositif permet la pérennisation de l’activité économique au sein de l’entreprise à travers la sauvegarde de sa compétitivité.

Comment mettre en place la GPEC dans une entreprise ?

La mise en œuvre d’une GPEC se fait en plusieurs étapes. Il convient de souligner que durant les différentes étapes, la communication interne sera un enjeu clé de réussite.

Effectuer un diagnostic approfondi de la situation actuelle

La première chose lors de la mise en œuvre d’une GPEC est la réalisation d’un diagnostic sur l’état actuel de vos métiers, compétences et profils de collaborateurs. Il faudra ensuite bien identifier les écarts entre les compétences effectivement détenues par les salariés et ce que vous attendez d’eux pour occuper les emplois de demain.

Établir un plan d’actions RH

Après votre diagnostic, place maintenant aux choix des leviers les plus pertinents pouvant réduire les écarts détectés. Sur la même lancée, vous allez planifier les actions à mettre en œuvre une par une. Pour y parvenir, vous pouvez réaliser un diagramme de GANTT. Il vous permettra de mettre en évidence les tâches à réaliser dans les moindres détails en faisant ressortir la durée de chacune d’entre elles, y compris les échéances qu’il faut absolument respectées pour assurer le succès de la démarche.

Faire un bilan à postériori, puis analyser les écarts

Établir un bilan à la fois quantitatif et qualitatif à la suite de la mise en place des outils définis est capital dans le cadre de la mise en place de la GPEC. Il est question de chercher à savoir si les objectifs fixés ont été effectivement atteints, quelles sont les retombées directes et indirectes sur votre entreprise, et enfin quelles sont vos marges d’amélioration. La réponse à ces questions vous permettra de corriger, si besoin, les écarts pour pérenniser la démarche.

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